fbpx

Xi’an et son incroyable armée de terre cuite !

27 Avr 2020 | Carnet de voyage

Nous voilà partis en direction de Xi’anNous avions attendu notre train plus de quatre heures dans la station Ouest de Pékin. Nous sommes exténués mais ce voyage de nuit nous rassure, nous pourrons certainement nous reposer dans nos couchettes individuelles. Illusion !

Les passagers allument leurs cigarettes, nous sommes encerclés par la fumée. Nos draps ne sont pas de dernière fraîcheur, tant pis, j’y déposerai ma serviette de bain pour rester éloigné des tâches de gras du coussin. Des odeurs d’égouts émanent de nos toilettes, nous sommes cernés ! Nos voisins de chambrée (mes amis et d’autres chinois) ont un regain d’énergie, ils deviennent surexcités. Nous commencerons à nous assoupir dans cet engin roulant de pacotille seulement deux heures avant notre arrivée ! Nous prendrons une dernière correspondance de courte durée pour accéder au centre-ville de Xi’an. Nous venons de parcourir plus de 1000 kilomètres, la prochaine étape de notre voyage peut enfin commencer !

Xi’an est la capitale de la province du Shaanxi. Elle se classe aujourd’hui dans les dix plus grandes villes chinoises. On y parle le mandarin zhongyuan qui est un dialecte parlé dans certaines parties des provinces du Henan et du Shaanxi. 

Si les pékinois ne parlaient pas très bien anglais, les habitants de Xi’an quant à eux, ne le baragouinent pas du tout ! Nous devons user et abuser d’astuces pour nous faire comprendre, surtout auprès des serveurs de restaurant, la majorité des cartes ne sont pas traduites. Nous n’avons qu’une seule hâte, celle de découvrir la gigantesque armé de terre cuite. Xi’an est une étape majeure dans notre voyage. Nous y resterons 3 jours.

Durée: 3 jours, 2 nuits
Ville : Xi’an
Mon coup de coeur : L’Armée de terre cuite

Nous serions passés à côté de Xi’an si cette incroyable armée de terre cuite n’avait pas été découverte 45 ans plus tôt par un agriculteur travaillant sa terre pour creuser un puits.

Quelques chiffres nous interpellent : pas moins de 8000 soldats d’argile, 130 chars tirés par 520 chevaux, auxquels il faut rajouter les 150 chevaux montés par des cavaliers. Nous nous trouvons bien dans le mausolée de l’empereur Qin Shi Huang Di ! 

Cette armée de terre cuite construite en 210–209 av. J.-C. a été enterrée deux décennies durant. Elle ne sera découverte qu’en 1974 ! Je m’interroge, pourquoi construire un tel tombeau : ces milliers de guerriers auraient été destinés à protéger l’empereur pour l’éternité. Nous restons pas moins d’une heure à mitrailler de photos ces soldats. Nous remarquons la présence d’archéologues chinois sur place qui continuent de fouiller le site, des découvertes seraient encore à venir. Le site est un incontournable, un bijou d’Histoire.

Si Xi’an a aussi été un point d’intérêt important pour nous, c’est parce que la ville, et plus spécifiquement le cœur historique, est entièrement protégé par des remparts hauts de 12 mètres.

Ils ont été bâtis lors de la dynastie Ming (1368-1644) et séparent aujourd’hui la vieille-ville du reste de l’agglomération. Le premier empereur édifia une nouvelle cité sur les ruines de Chang’an, ancien nom de la ville. Il l’entoura d’un mur gardé par plus de 150 tours et fermé par quatre portes (Sud, Ouest, Nord et Est). Il construira aussi les tours de la Cloche et du Tambour. Nous apprenons que, jadis, toutes les villes chinoises possédaient ces tours. Celle de la Cloche sonnait l’ouverture des portes de la ville le matin, et celle du Tambour leur fermeture le soir.

Toujours accompagnés de ce temps brumeux, nous prenons le temps de nous balader sur ces hautes protections d’une longueur totale de 13,7 km. Nous profitons malgré tout d’une belle vue sur les toits à l’architecture typique.

Nous quittons nos remparts pour nous diriger vers la Grande Pagode de l’Oie Sauvage. Elle serait l’une des pagodes Bouddhiste les plus célèbres de Chine. 

Nous accédons à son sommet pour la modique somme de 30 RMB (l’équivalent de environ 4€). Elle compte 7 étages et nous surplombons la ville grâce à ses 64 mètres de hauteur. La prise de photos est impossible, le temps est beaucoup trop couvert. Tant pis, nous profitons des pièces du temple qui nous témoignent de l’existence du temple depuis des millénaires. Et puis, à ses pieds un immense parc, et ses 13 cours qui renferment des jardins impeccablement entretenus et des statues de Bouddha !

Pour la petite histoire, elle a été construite en 652 pendant la dynastie Tang. Elle permettait de conserver des reliques, des sutras et des statues de Bouddha rapportées d’Inde en Chine par le moine bouddhiste Xuanzang.

Notre séjour à Xi’an s’achève. Je garderai en mémoire l’histoire improbable de la découverte de cette armée de terre cuite et ses 8000 soldats. Ces trois derniers jours de brume ne nous retiennent pas à Xi’an. Nous quittons la ville volontiers et continuons notre périple vers le Sud de la Chine.

Direction l’aéroport de Xi’an ! Nous prendrons l’avion cette fois-ci, car les 1500 kilomètres qui nous séparent de Guilin ne sont pas facile à parcourir en train, à moins d’y consacrer deux jours complets à coup de correspondance et d’attente interminable en gare. Nous ne le savons pas encore mais nous ne tarderons pas à découvrir une toute autre Chine, belle et raffinée, qui se cache sur les berges de la rivière Li. En route pour Yangshuo !

Ces Écriteaux pourraient aussi vous intéresser…

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 2)

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 2)

Suite et fin de mon épopée le long du Freedom Trail, ce long tracé de 4,5 km peint en rouge sur les trottoirs et qui nous raconte l’histoire de Boston en 16 monuments historiques. Quel apprentissage ! Certes, c’était un bon moyen pour moi de découvrir la ville mais surtout cette aventure le long du Freedom Trail m’a permis d’en connaître davantage sur l’Histoire des États-Unis. Boston est considérée aujourd’hui comme étant le centre culturel de la Nouvelle-Angleterre.

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 1)

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 1)

Je suis immédiatement tombée sous le charme de cette petite ville, capitale de l’État du Massachusetts. La qualité de vie est semblable à celle de notre vie européenne : on peut aisément s’y promener à pied ou en vélo, déambuler dans les ruelles pavées curvilignes, le centre historique est impressionnant, les édifices coloniaux décorent un peu partout la ville et les faubourgs résidentiels sont charmants surtout en été lorsque les nombreuses plantations sont en fleurs. J’avais souhaité suivre à pied la fameuse ligne au sol : le Freedom Trail. Ce long tracé de 4,5 km peint en rouge sur les trottoirs et qui nous raconte l’histoire de Boston en 16 monuments historiques.

Belle semaine au Nicaragua et son île d’Ometepe (Partie 2)

Belle semaine au Nicaragua et son île d’Ometepe (Partie 2)

Nous voilà de retour sur notre ferry escargot. De longues minutes, nous voguons sur les flots, avant de retrouver la côte. Nous rentrons à Granada avec un brin d’amertume. Notre séjour sur l’île est passé à toute allure. Nous regrettons déjà de ne pas avoir prévu plus de temps sur place pour approfondir la découverte d’Ometepe qui regorge de plages que nous n’avions pu faire par manque de temps. Sans nous faire oublier notre escapade sur l’île, la beauté de Granada nous remet un peu de baume au cœur. Et puis cette cathédrale, si belle, nous accueille toujours aussi chaleureusement ! Nous nous y sentons bien. Nous reprenons ce que nous avions entrepris quelques jours plus tôt, découvrir encore cette ville.

0 commentaires

Inscrivez-vous à ma newsletter !

Inscrivez-vous pour recevoir en avant-première deux Écriteaux par semaine !

Et des futurs bon plans …

Merci !

Pin It on Pinterest

Share This