fbpx

Les trésors de Pékin, capitale culturelle

27 Avr 2020 | Carnet de voyage

Heureux d’arriver enfin à destination après cette longue journée de voyage, nous embarquons dans un taxi afin de rejoindre le centre-ville de Pékin.

Premier défi, les chauffeurs de taxi ne parlent pas anglais et nous devons faire preuve de créativité pour nous faire comprendre. Une trentaine de kilomètres séparent l’aéroport de notre lieu de résidence. Nous déposons nos bagages à l’hôtel et malgré la fatigue, nous ressortons illico presto démarrer nos visites ! La capitale chinoise regorge de trésors à visiter, sans compter l’inévitable excursion vers la Grande Muraille et autres temples incontournables.

Durée: 5 jours, 4 nuits
Ville : Pékin
Mon coup de coeur : Le Palais d’Été

Nous démarrons cette première vraie journée de visite par la Cité Interdite. Nous pénétrons les lieux par l’entrée sud qui se situe sur la place Tian’anmen.

Je suis immédiatement estomaquée par l’immensité du lieu. La Cité demeure le plus grand complexe palatial impérial au monde et ce n’est pas pour rien : elle s’étend sur plus de 700 000 m² en plein centre de Pékin. Plusieurs jours auraient été nécessaires pour faire le tour (même si seulement la moitié de la Cité se visite). Nous ne disposions que d’une journée. Néanmoins, elle vaut largement le détour tant l’on est émerveillé par l’architecture du site et ses décorations. L’imposant portrait de Mao Zedong sur la façade principale donne le ton. Nous sommes bien à Pékin et le monument que nous nous apprêtons à visiter promet d’être riche en apprentissage.

Entrée sud de la Cité Interdite sur la place Tian’anmen avec le portait de Mao Zedong

La Cité Interdite ou Palais impérial de l’Empire du Milieu nous émerveille. Digne des plus beaux palais occidentaux, il représente le symbole de la puissance des dynasties impériales et du patrimoine immensément riche de la Chine.

Il est sérieusement protégé par des murs hauts de 3 mètres. Je remarque aussi la présence de douves et de tours d’observation qui rendent le lieu impénétrable. Et pour la petite histoire : le palais et ses dépendances ont été réservés à la cour depuis sa construction en 1420 jusqu’en 1949, d’où le nom de Cité Interdite. De nos jours, il est devenu le musée du palais, qui conserve les trésors impériaux de la civilisation chinoise ancienne et de très nombreuses œuvres d’art chinois de première importance : peintures, bronzes, céramiques, instruments de musique.

Situé sur le côté sud de Wangfujing Haoyou Emporium, nous découvrons le Wangfujing snack street qui nous paraît être l’endroit idéal pour déguster les célèbres collations du pays. 

J’ai assisté au plus grand festival de brochettes de ma vie ! Scorpions, étoiles de mer ou autres serpents et araignées, cuisinés devant nos yeux. Je n’ai pas eu le courage nécessaire pour tester ces nouvelles saveurs ! Cette tête de poule accompagnée de sa marinade sucrée ne me fait guère plus envie. J’ai préféré la partie non alimentaire : de nombreux stands de souvenirs et d’artisanat folklorique sont incontournables.

Ce que nous avons compris à la fin de notre séjour en Chine : ces mets exotiques ne sont pas aussi courants dans la cuisine chinoise. Ils constituent surtout une attraction touristique, l’endroit est d’ailleurs énormément fréquenté par les voyageurs.

Place Tian’anmen

Nous avons longuement déambulé sur la place Tian’anmen avant notre visite de la Cité Interdite.

Elle est colossale et nous apprenons qu’elle fait partie du top 5 des plus grandes places mondiales. Elle couvre une superficie de 40 hectares et est complètement recouverte d’immenses dalles de granite. Il paraît qu’un million de personnes pourraient y tenir aisément.

Nous rencontrons de nombreux monuments reflétant l’Histoire de Chine, incluant le mausolée de Mao Zedong. C’est d’ailleurs depuis cette place que, le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclama la république populaire de Chine. Ou encore qu’en 1989, elle devint le symbole sanglant de la volonté démocratique du peuple dénonçant la corruption. Le lieu est historique et nous ressentons le poids des événements du passé.

Le Palais d’Été est situé dans la banlieue nord-ouest de la ville de Pékin, à 17 km du centre-ville. Nous prendrons le métro pour nous rendre à destination. Une bonne dose de patience, accompagnée d’un zeste de Google traduction, et nous parvenons enfin à déchiffrer les noms des stations.

À la sortie du métro, il faut encore marcher : se repérer dans les rues et avenues qui mènent au Palais n’est pas si facile pour les touristes. Nous suivons la foule, qui, nous l’imaginions, se dirige probablement elle aussi vers le site ! Le Palais d’Été a été aménagé sur les berges pentues du Lac KunmingIl est le plus grand parc royal de Chine, et encore une fois, nous nous sentons minuscules dans cette immensité. Le domaine entier avec ses temples, ses jardins, son lac et ses galeries est devenu un modèle pour l’horticulture chinoise. Nous y sommes restés une journée complète afin de profiter pleinement des sentiers du parc et du lac.

La Grande Muraille de Chine

Nous ne pouvions pas venir à Pékin sans partir à la conquête de la Grande Muraille ! Il nous faut parcourir la centaine de kilomètres qui nous sépare d’elle.

Depuis le centre-ville de Pékin, nous choisissons l’option bus pour nous y rendre. Des tours-opérateurs guettent le touriste et tentent de lui proposer des tarifs excessifs. Nous voyons l’arnaque et nous préférons vivre l’aventure du trajet en toute autonomie.

Nous n’y croyons pas, nous y sommes presque ! Cette belle muraille, si célèbre et si légendaire, faisant l’objet de cette illustre et fausse théorie : elle serait visible depuis la Lune. Arrivés en bas de sa montagne, nous nous apprêtons à prendre le télésiège qui nous permettra d’accéder au sommet. La vue est splendide même si le temps brumeux nous empêche de profiter pleinement du panorama. Nous ne voyons qu’une infime partie des 8 851 kilomètres de la Grande Muraille qui traversent les montagnes chinoises. C’est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur et en surface. Malgré son imposante construction et les tentatives des soldats pour repousser les attaques, le mur fut franchi par les Mongols au XIIIe siècle et plus tard par les Mandchous au XVIIe siècle.

Les quelques kilomètres de marche sur cet énorme rempart par temps de brouillard nous laisse un peu sur notre faim. Nous repartirons deux heures plus tard, avec en prime, une petite récompense inattendue : redescendre la montagne en bobsleigh ! Dix minutes de descente et de sensation avec mes amis, cela restera l’un de mes meilleurs souvenirs de Pékin !

Un autre trésor de la ville, son Temple du Ciel, situé au sud-est de la place Tian’anmen. Il a été construit vers l’an 1420 durant le règne de l’empereur Yongle, sous la dynastie des Ming.

Le Temple du Ciel accueillait autrefois les rites et célébrations religieuses dirigées par l’empereur. Il a été ouvert pour la première fois au public en 1918. Nous profitons du parc de 270 hectares pour nous promener dans les grandes allées et les jardins impeccablement entretenus. Encore là, impossible de tout percevoir : l’étendue du terrain, l’infinité des passages et ses nombreux temples est saisissant ! Nous apprenons que dans les anciens temps, les Chinois croyaient que la Terre était carrée et le Ciel rond. Cela explique la forme en rotonde du bâtiment principal Qi Nian Dian. Nous apercevons aussi de nombreux chinois pratiquer leur gymnastique traditionnelle, le Qigong. Nous nous arrêtons un instant pour observer, j’apprendrai plus tard que cet exercice de danse est très souvent pratiqué au sein même des foyers chinois.

On dit qu’un voyage à Pékin ne saurait être complet sans la dégustation d’un bon canard laqué ! 

Élaboré sous la dynastie Ming, il devient un plat traditionnel sous la dernière dynastie impériale Qing et reste encore aujourd’hui le plat le plus emblématique de Pékin. Il était donc LE mets que j’attendais de goûter avec grande impatience. J’en garde un souvenir impérissable. Longuement cuit au feu de bois, il nous a été servi incluant sa peau et présenté en lamelles avec des galettes cuites à la vapeur.

Le départ pour Xi’an

Nous prendrons un train de nuit pour parcourir les quelques 1000 kilomètres qui séparent Pékin de Xi’an. Le trajet promet d’être long. La file d’attente dans la station de train est interminable !

Ces Écriteaux pourraient aussi vous intéresser…

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 2)

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 2)

Suite et fin de mon épopée le long du Freedom Trail, ce long tracé de 4,5 km peint en rouge sur les trottoirs et qui nous raconte l’histoire de Boston en 16 monuments historiques. Quel apprentissage ! Certes, c’était un bon moyen pour moi de découvrir la ville mais surtout cette aventure le long du Freedom Trail m’a permis d’en connaître davantage sur l’Histoire des États-Unis. Boston est considérée aujourd’hui comme étant le centre culturel de la Nouvelle-Angleterre.

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 1)

Sur les traces du Freedom Trail à Boston (partie 1)

Je suis immédiatement tombée sous le charme de cette petite ville, capitale de l’État du Massachusetts. La qualité de vie est semblable à celle de notre vie européenne : on peut aisément s’y promener à pied ou en vélo, déambuler dans les ruelles pavées curvilignes, le centre historique est impressionnant, les édifices coloniaux décorent un peu partout la ville et les faubourgs résidentiels sont charmants surtout en été lorsque les nombreuses plantations sont en fleurs. J’avais souhaité suivre à pied la fameuse ligne au sol : le Freedom Trail. Ce long tracé de 4,5 km peint en rouge sur les trottoirs et qui nous raconte l’histoire de Boston en 16 monuments historiques.

Belle semaine au Nicaragua et son île d’Ometepe (Partie 2)

Belle semaine au Nicaragua et son île d’Ometepe (Partie 2)

Nous voilà de retour sur notre ferry escargot. De longues minutes, nous voguons sur les flots, avant de retrouver la côte. Nous rentrons à Granada avec un brin d’amertume. Notre séjour sur l’île est passé à toute allure. Nous regrettons déjà de ne pas avoir prévu plus de temps sur place pour approfondir la découverte d’Ometepe qui regorge de plages que nous n’avions pu faire par manque de temps. Sans nous faire oublier notre escapade sur l’île, la beauté de Granada nous remet un peu de baume au cœur. Et puis cette cathédrale, si belle, nous accueille toujours aussi chaleureusement ! Nous nous y sentons bien. Nous reprenons ce que nous avions entrepris quelques jours plus tôt, découvrir encore cette ville.

0 commentaires

Inscrivez-vous à ma newsletter !

Inscrivez-vous pour recevoir en avant-première deux Écriteaux par semaine !

Et des futurs bon plans …

Merci !

Pin It on Pinterest

Share This