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Belle semaine au Nicaragua et son île d’Ometepe (Partie 1)

30 Avr 2020 | Carnet de voyage

Superficie (km2)

Superficie en eau (%)

Habitants

Destination surprise ! Le Nicaragua, situé en Amérique centrale, pays frontalier avec l’Honduras et le Costa Rica, a été l’une de mes plus belles expériences de voyage. J’avais une vision peu éclairée de ce que représentait ce pays, son Histoire, sa richesse culturelle. À l’inverse d’une image d’Épinal, ce pays fantasmé comme étant celui d’un pays détruit et ravagé par la guerre a longtemps tenu les visiteurs éloignés. Je n’avais personnellement jamais entendu un proche me raconter son voyage au Nicaragua ou même émettre l’idée de vouloir le visiter ! Et pourtant, ce pays aux plages vierges du Pacifique est d’une grande richesse. Il vit au pied d’une multitude de volcans et son île d’Ometepe est un petit bout de paradis sur terre.

Quelques jours de vacances prévus et il nous fallait trouver une destination de voyage. Il y avait une réelle volonté de ma part de choisir un lieu, pour cette fois, encore vierge de touristes, relativement sécuritaire, et dont les plages n’avaient rien à envier aux Seychelles ou aux Maldives ! Le Nicaragua, dont le prix des billets d’avion est encore très abordable depuis Montréal, nous a paru être une bonne option. Voici mon parcours !

Vol depuis Montréal

Destination Managua, la capitale. Une escale est nécessaire à Panama. Durée totale du voyage : 12 heures.

Aéroport de Managua

Le chauffeur privé de l’hôtel ‘La Siesta’ réservé à Granada nous attend sur place.

Trajet jusqu’à l’hôtel

Direction Granada : distance 50 km.

Notre hôte Boris, français expatrié depuis plus de 10 ans à Granada, nous accueille et nous livre ses meilleurs plans pour visiter la ville. 

Le lieu est charmant, les chambres simples et fonctionnelles. Les petits-déjeuners sont délicieux et le pain frais fait maison ! Situé à 10 minutes à pied du centre-ville, le lieu est idéal pour profiter de la vie palpitante de Granada tout en préservant sa tranquillité le soir venu. Nous profitons de notre fin de soirée dans le hall central de l’hôtel à ciel ouvert. Nos vacances commencent bien !

Une bonne nuit de sommeil, un petit-déjeuner très copieux, une longue discussion avec nos voisins de chambrée, des français venus visiter la ville, et nous voilà partis pour le centre de Granadaquatrième ville la plus peuplée du Nicaragua. 

Elle fut la première ville nicaraguayenne fondée en 1524 et est dominée par le volcan MombachoCette ville coloniale est charmante où il fait bon flâner dans les ruelles colorées aux dalles en damier ! 

Les maisons ont chacune une couleur différente. Sa place centrale est un vrai lieu de convivialité pour les locaux. Nous nous y sentons bien. La ville possède de nombreuses églises de style baroque ou renaissance. Il s’agit certainement de la plus belle ville visitée lors de mon séjour au Nicaragua. Il y règne une ambiance sereine. J’ai noté la présence de quelques touristes, mais cela reste un lieu authentique où il est possible de ne croiser personne sur des lieux emblématiques de la ville.

Coup de cœur pour la cathédrale de Granada Notre-Dame de l’Assomption.

Toute de jaune vêtue, je la catégorise immédiatement, plus bel édifice de la ville. Le premier temple de la cathédrale a été construit vers 1525. Elle a par la suite été agrandie et a été de nombreuses fois rénovée suite à plusieurs incendies.

Granada est bordée par Cocibolca, un immense lac d’eau douce.

Nous nous sommes longuement baladés le bord du lac. On peut y voir des chevaux dodeliner en toute liberté. Nous ne croisons personne mis à part quelques locaux qui nous sourient !

Le chauffeur de notre hôtel nous dépose ce troisième jour à San Juan Del Sur. Située à une heure de route depuis Granada sur la côte Pacifique, cette ville est au cœur d’une baie  entourée par d’immenses falaises. 

Le Cristo de la Misericordia surplombe la ville. Nous l’avons visité afin de profiter d’une superbe vue sur San Juan et ses environs ! La plage est immense mais elle manque de charme, exception faite des tortues de mer que l’on peut croiser en se baladant sur le bord de plage. La ville de San Juan Del Sur ne me laissera pas un grand souvenir.

Nous embarquons dans un ferry au look pas très rassurant ! Il nous aura fallu plus d’une heure de trajet pour parvenir à bout des 14 petits kilomètres qui séparent l’île de la côte.

Notre installation au bord du ferry est sommaire, nous parvenons malgré tout à trouver une place assise collés serrés avec nos voisins ! Si cette île a mérité notre visite, c’est parce qu’elle est dominée par deux immenses volcans : Concepcíon et Maderas. Sans eux, nous serions passés à côté de ma plus belle découverte du Nicaragua : l’île d’Ometepe.

Notre ferry nous dépose à Moyogalpa. Nous y passerons nos nuits. Bien qu’étant le port principal de l’île d’Ometepe, la vie semble paisible. Les locaux nous sourient, je m’y sens immédiatement bien. Nous partons directement récupérer notre scooter, l’indispensable pour pouvoir parcourir Ometepe de long en large. Sans compter que seule une partie de la route est goudronnée, il est compliqué de circuler sans moto.

Nous somme pressés de découvrir cette île bien installés sur nos scooters : les routes sont peu fréquentées, quelques motos qui circulent, quelques vendeurs de fruits, et surtout cette immense verdure partout autour. Nous avons souvent l’impression d’être perdu au milieu de nulle part et cela me plaît. Sous cette chaleur tropicale, nous faisons plus ample connaissance avec le volcan Concepcíon. Du haut de ses 1700 mètres, il nous nargue par sa grandeur et sa potentielle dangerosité. Le Concepción est actif mais endormi et a déjà causé des dommages pour les populations de l’île à cause de ses éboulements fréquents. Nous n’avons pas peur, ce volcan pourrait nous réserver des surprises mais nous sommes trop adsorbés par sa beauté.

Bien accrochés sur nos scooters, nous arrivons jusqu’à La Punta Jesús María. Nous déposons nos engins de fortune pour nous enfoncer dans le lac sur ce banc de sable sombre.

Encore ici, peu de touristes même si nous croisons quelques québécois, le lieu reste authentique et calme. Certainement mon lieu préféré sur l’île, un lieu tout simple, avec quelques arbres pour se mettre à l’ombre et quelques cabanes qui proposent à boire ou à manger. Nous admirons le soleil se coucher en face de la Punta. Nous sommes aux premières loges et nous nous délectons de ce moment si particulier. (Presque) seuls au monde sur ce petit bout d’île, nous avons le sentiment d’avoir rencontré le plus touchant des lieux du Nicaragua. Et puis nous rentrons nous reposer, nous passerons la nuit à la Hospedaje Central.

La Hospedaje Central

Notre auberge de jeunesse, la Hospedaje Central, nous avait été recommandée par le gérant de notre hôtel à Granada. C’est une auberge de jeunesse bonne ambiance tenue par des canadiens complètement décalés.

Un endroit hautement coloré, des fresques sur les murs, un lieu simple et propice aux rencontres. Nous nous lions d’amitié avec un couple de français venus visiter l’île. Le dîner est bon ! Et les fruits sont servis à profusion du matin au soir, surtout de l’ananas, le fruit fétiche de mes petits-déjeuners. Je reviendrai à Montréal délestée de 2 kilos ! Un coup de malchance, mais qui arrive apparemment fréquemment sur Ometepe, l’eau a été coupée deux jours durant. Les brossages de dent et les douches ont donc été faits sommairement avec nos bouteilles d’eaux minérales achetées à la hâte.

De retour sur nos scooters, nous partons pour Ojo de Agua. La perspective de passer notre après-midi à se rafraîchir nous enchante.

Les recommandations que nous avions eu sur ce lieu nous laissaient penser que cette journée serait placée sous le signe de la détente ! Mais comme tout réconfort mérite son lot d’effort, nous devons parcourir sur plus de 20 kilomètres les routes caillouteuses qui longent le bord de l’île. Nous croisons des vaches peu charnues et des chèvres dodelinant sur la route, non sans difficultés, nous devons les contourner pour les éviter. Et puis toujours en toile de fond, ce volcan, toujours fort, toujours visible, il nous ramène à notre état de fragilité. S’il en a envie, s’il décide de vibrer, nous ne serons plus. Qu’importe, nous sommes là et bien décidés à parvenir à bout de ces quelques kilomètres qu’il nous reste à parcourir.

Vaches sur l'île d'Ometepe

Et puis notre récompense, ce bassin de baignade naturelle d’eau d’origine volcanique. Il paraît qu’elle aurait des vertus pour soigner des maux.

Si l’eau reste naturelle, le lieu ne l’est plus tellement. Des infrastructures y ont été installées pour pouvoir profiter de l’espace et trouver des coins d’ombre sous cette chaleur toujours tropicale. Des rafraîchissements sont disponibles grâce à ces quelques vendeurs de glaces et de boissons. Nous sommes surpris de voir autant de monde, des locaux comme des touristes, se délecter de cet endroit. Ah finalement, nous les avons trouvé ces touristes, ils sont à El Ojo de Agua ! Nous y resterons une partie de la journée mais le manque d’espace pour pouvoir nager tranquillement nous incite à rebrousser chemin en milieu d’après-midi. Point positif, nous sommes rafraîchis et nous avons hâte de (re)parcourir ces routes en scooter, comme quoi finalement on y prend goût !

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Nous voilà de retour sur notre ferry escargot. De longues minutes, nous voguons sur les flots, avant de retrouver la côte. Nous rentrons à Granada avec un brin d’amertume. Notre séjour sur l’île est passé à toute allure. Nous regrettons déjà de ne pas avoir prévu plus de temps sur place pour approfondir la découverte d’Ometepe qui regorge de plages que nous n’avions pu faire par manque de temps. Sans nous faire oublier notre escapade sur l’île, la beauté de Granada nous remet un peu de baume au cœur. Et puis cette cathédrale, si belle, nous accueille toujours aussi chaleureusement ! Nous nous y sentons bien. Nous reprenons ce que nous avions entrepris quelques jours plus tôt, découvrir encore cette ville.

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